Résumé du livre « S’accomplir ou se dépasser : essai sur le sport contemporain »

 

Présentation du livre

Titre : S’accomplir ou se dépasser : Essai sur le sport contemporain
Auteur : Isabelle Queval

Thèmes : Histoire du sport / Histoire philosophique du sport et des sociétés / Relation entre sport et santé / Dopage

 

Note générale du livre

13/20

 

Points forts du livre

– Une présentation riche et passionnante de l’histoire philosophique du sport, de son évolution à travers les époques

– Une mise en parallèle éclairante entre l’évolution du sport et l’évolution de la société

– Une analyse profonde des contradictions entre santé et dépassement de soi dans le sport

– Une réflexion intéressante sur le dopage

 

Points faibles du livre

– Un manque de questionnement sur l’épanouissement au-delà des questions de santé, un manque de réflexion sur le sens donné à la vie

– Une vision par conséquent un peu rigide, caricaturale et négative du dépassement de soi, un manque d’ouverture sur une éventuelle acceptation morale du dépassement de soi et du déséquilibre

– Une absence d’illustrations par des témoignages de professionnels du sport

– Un style assez lourd et maladroit

 

Résumé du livre

Questions abordées dans le livre :
– Comment le sport était-il perçu de l’Antiquité à la Renaissance ?
– Quelles sont les différences entre l’éducation physique et le sport de compétition ?
– Quels sont les problèmes de santé liés au sport de haut niveau ?
– En quoi le sport a-t-il toujours été un reflet de la société ?

Pour connaître les réponses à ces questions, il te suffit de lire le résumé du livre :

Lire le résumé du livre (20 minutes)

 

L’Histoire du sport marquée par 2 conceptions contradictoires du sport

Ce livre commence par définir le sport et ses principes de manière assez classique.
Un sport est ainsi défini comme un exercice physique et/ou mental, nécessitant un effort et procurant un certain plaisir.

Mais, ce livre ne porte pas vraiment sur la définition objective du sport, mais plutôt sur sa conception subjective, sur le sens et la finalité que lui ont donnés les hommes au cours de l’Histoire.

On peut faire un parallèle avec le cheval.
Un cheval a toujours eu la même définition, un cheval a toujours été un cheval, biologiquement parlant.
Mais qu’en est-il de la finalité du cheval pour l’homme ?
Pour beaucoup, c’était avant tout un moyen de transport à une époque.
Pour d’autres, c’est désormais surtout un compagnon dans la pratique de l’équitation.
Pour certains, c’est un morceau de viande dans une assiette.
Pour d’autres, un cheval laisse assez indifférent.
Et pour d’autres, un cheval peut être un peu plusieurs choses à la fois selon le contexte.

Bref, la conception que s’en font les hommes diffère d’un individu à l’autre, avec des tendances qui ont évolué au fil des époques.

Ainsi, ce livre explique rapidement que 2 grandes conceptions du sport se sont développées et affrontées au cours de l’Histoire.
Pour faire simple, d’un côté le sport aurait pour finalité la santé, le bien-être, le loisir, l’épanouissement ; et de l’autre côté, le sport aurait pour finalité la performance, le dépassement de soi, la gloire.

Evidemment, la réalité est plus complexe et cela est développé dans les chapitres suivants.
Néanmoins, suivre l’évolution de la conception du sport à travers ces 2 représentations est très intéressant.
Et c’est ce qu’a fait l’auteur qui nous retrace cette histoire dans ce livre.

 

L’Antiquité marquée par une vénération de la nature posant des limites au sport

A l’Antiquité, les hommes avaient déjà 2 visions majeures du sport pouvant s’approcher de la dualité classique.
Mais en réalité, dans un monde vénérant la nature, ces versions étaient assez particulières, avec d’un côté une éducation physique minimale, et de l’autre un héroïsme essentiellement considéré comme naturel.
Il est donc important de comprendre cette emprise de la nature dans les conceptions des hommes de l’époque pour comprendre la place du sport durant l’Antiquité.

A l’Antiquité, s’il fallait désigner un ballon d’or, il aurait un nom et un seul : Nature.
A l’époque, la nature est vénérée et au cœur de toutes les conceptions.

Le géocentrisme fait penser aux hommes de l’époque que le monde est fait pour l’homme (par la nature), et non par l’homme.
Il y a une acceptation et même un culte de la nature, de ses limites, de sa perfection. 

L’idée d’infini qui crée de l’incertitude et de l’inquiétude est détruite par la définition de limites naturelles strictes, qu’il est impensable de remettre en question.
Ainsi, « l’univers est fini » (limite de taille), « le monde est clos » (limite de mobilité humaine), et « le dieu est parfait » (limite d’amélioration de soi).

Et de manière générale, il est établi à l’époque que les homme ne possèdent pas et ne dominent pas la nature, c’est la nature qui contient et domine l’homme, qui lui impose sa loi. Mais avec une certaine perfection.
A l’Antiquité, il y a donc déni d’une véritable liberté humaine affranchie de la nature.
Les hommes acceptent leur « destin », et tout progrès ou hasard est rattaché à la puissance de la nature.
Dans ce contexte, il ne peut y avoir une recherche de dépassement des limites, de dépassement de soi.
La douleur est considérée comme un signal négatif et d’arrêt de la nature qu’il convient d’écouter de manière stricte.

Les actions des hommes de l’Antiquité visent donc d’avantage à exprimer la volonté de la nature qu’à la dépasser.
Il s’agit de suivre « le mieux des possibles »  décidés par la nature, la marge de manœuvre est considérée comme très limitée.

Le dépassement de la nature, dans n’importe quel domaine, est ainsi considéré comme une transgression morale dans l’Antiquité.

 

L’Antiquité dominée par la gymnastique médicale,
en harmonie avec la nature

Ainsi, dans le domaine de la santé, pour les hommes de l’Antiquité, la nature amène au développement, restaure les blessures, guérit les maladies.
Toute la médecine s’articule donc autour de la recherche d’un équilibre en phase avec la nature.
Il ne faut pas brusquer ou heurter la nature, mais l’aider.

Ainsi, ce sont les manquements humains qui sont considérés comme seules sources de maladies et il existe donc déjà une médecine préventive prônant des comportements sains en phase avec la nature.
Les principales médecines préventives de l’époque sont la diététique (science des régimes) et la gymnastique (science des exercices physiques), essentiellement réservées à une élite aristocratique.

Cette gymnastique valorisée par Hippocrate vise l’harmonisation du corps et une santé optimale par une pratique qui se veut équilibrée et en accord avec la nature.
Appelée gymnastique médicale et pédagogique, elle s’oppose à la gymnastique athlétique qui est à l’époque moralement condamnée pour sa démesure, ses excès, son déséquilibre.

Seule la gymnastique dite militaire, dont les différences avec la gymnastique athlétique sont floues, semble tolérée pour son utilité sociale.
Mais même cette gymnastique militaire finit par disparaître en 322 av JC avec la prise de contrôle des Romains sur les Grecs. Pourquoi ? Car les Romains passent d’une vie guerrière à une vie plus oisive qui laisse à l’abandon la gymnastique militaire.

Et finalement, l’Antiquité finit par définitivement marquer son rejet du sport en allant jusqu’à abandonner la gymnastique médicale et pédagogique.
Dans un contexte de plus en plus marqué par l’essor du christianisme, la gymnastique médicale et pédagogique devient assez peu considérée et est remplacée par des médicaments et par des disciplines littéraires et intellectuelles.

 

L’Antiquité marquée par des exploits sportifs…
attribués à la nature

Malgré tout, et cela peut à première vue apparaître comme une contradiction, l’Antiquité est une époque marquée par les Jeux Antiques, avec ses combats parfois mortels et ses exploits qui suscitent l’engouement et l’admiration.
Et c’est bien là le seul contexte où le sport est conçu comme un vecteur de performance et de gloire.

Néanmoins, là encore, la nature apparait comme la puissance principale à l’origine de ces exploits.
Ainsi, ce sont surtout les aptitudes naturelles de ces athlètes qui sont évoquées, avec une dimension divine.
Et oui… à l’époque, les meilleurs athlètes étaient carrément considérés comme des surhommes s’approchant des dieux, des demi-dieux pourrait-on dire (certains doivent regretter d’être nés trop tard…)
Cette représentation était entretenue par des poètes tels que Homère et Pindare qui vantaient la gloire de ces athlètes.

Même à travers ces exploits, la notion de dépassement de soi existait donc encore très peu de manière explicite à l’Antiquité.
Et la gymnastique dite athlétique était moralement condamnée comme nous l’avons vu, même s’il y avait sûrement une forme d’hypocrisie avec ces athlètes qui la pratiquaient très probablement.

Cette contradiction entre une nature vénérée et des corps d’athlètes travaillés va finir par être balayée.
La dimension olympique et héroïque du sport disparaît avec la suppression des JO en 394 par l’empereur Théodose, qui veut mette fin à leur violence, au dopage, à la corruption, et à la dépravation des mœurs.

Gymnastique athlétique, gymnastique militaire, gymnastique médicale et pédagogique… toutes condamnées à la fin de l’Antiquité.
Antiquité 3-0 Sport.

 

Le Moyen-Age condescendant avec le sport

Clairement, le Moyen-Age n’est pas l’âge d’or du sport, quelque en soit la finalité.

C’est une époque marquée par l’influence chrétienne, par les règles chrétiennes.
L’éducation prônée est donc purement littéraire et religieuse, avec une vénération de la nature toujours aussi forte.

Les activités physiques sont considérées comme des divertissements, qui n’ont pas de place dans l’éducation et qui ne doivent pas être valorisés.
Aucun sens sérieux n’est accordé au sport au Moyen-Age.

 

La Renaissance désacralise la nature et fait émerger l’idée de liberté humaine

De la Renaissance au 17e siècle, même si le sport reste marginal, des découvertes scientifiques viennent bouleverser les conceptions des hommes et ouvrir la porte à tout type d’émancipation.
Ces révolutions ont lieu essentiellement dans l’astronomie et la physique ; des domaines comme la théologie et la philosophie donnent aussi lieu à de grands bouleversements.

D’abord, les découvertes successives de Copernic puis Galilée marquent la fin du géocentrisme.
Ce bouleversement scientifique bouleverse les consciences en altérant la place que la nature donne à l’homme dans l’univers.
Ainsi, la nature commence à être désacralisée, à ne plus être vue comme une puissance parfaite plaçant l’homme au cœur de son action.

De plus, la théorie de l’univers infini avancée par Giordano Bruno commence à remettre en cause l’idée que la nature place de nombreuses limites bien définies.
Cette idée d’infini émerge aussi à travers une révolution théologique marquée par l’émergence de l’idée d’un dieu parfait via une puissance infinie.

Descartes vient ensuite confirmer les théories de l’héliocentrisme et de l’univers infini ; et sa démarché rigoureuse marque l’essor de la pensée humaine autonome, de la raison, de la science.
L’homme commence à être considéré comme un être acteur de sa vie, capable de se détacher de la nature et d’en étudier les lois.
L’homme n’est plus l’objet gouverné par une nature occupant un rôle de sujet.
L’homme devient sujet et la nature un objet d’étude avec des lois laissant un espace de liberté.

Dans une démarche tout aussi scientifique et rationnelle, Newton unifie ensuite la physique, en établissant des lois physiques identiques pour la Terre et l’espace.
Cette unification de la physique fait encore reculer un peu plus l’idée d’une place spéciale que la nature réserverait à l’homme dans l’univers.

Enfin, Kant prolonge ces évolutions en reléguant la nature et ses lois au rang de simple cadre pour l’homme et ses volontés.

Ainsi, toutes ces découvertes et théories successives bouleversent les conceptions philosophiques et les structures mentales.
L’emprise de la nature sur l’homme prend une claque, et la liberté humaine devient une réalité mentale.
L’être humain prend conscience des possibilités d’éducation, d’évolution, de progrès.
Cette révolution laisse logiquement la porte ouverte à des progrès sur le corps, à des progrès dans le sport.

Malgré tout, à cette époque, les exercices physiques restent peu tournés vers l’efficacité, la performance, le dépassement de soi, ou même la santé.
La finalité des exercices physiques est essentiellement sociale.
Il s’agit de soigner son langage corporel pour  incarner un prestige social, avoir de l’élégance, respecter les règles de bienséance.

 

Le 18e siècle marque le début d’une interminable course au progrès…

Les siècles suivants vont faire basculer le monde dans une course au progrès.
On peut dire que le 18e siècle est celui du bouleversement, le 19e siècle celui du prolongement, et le 20e siècle celui de l’intensification.

A partir du siècle des Lumières, on assiste à un épanouissement de la rationalité, des sciences, du savoir.
La nature est de moins en moins considérée comme un déterminisme, elle devient un simple cadre avec des lois mathématiques, physiques et biologiques.

L’homme perçoit de plus en plus sa liberté.
Et avec cette sensation de liberté accrue, l’idée de progrès et de dépassement du monde émerge, notamment dans les sciences, la médecine, le travail, et le sport.

Ainsi, la nature en tant qu’état spontané est de plus en plus transgressée, l’homme exerce de plus en plus sa volonté sur le monde.

 

L’émergence du progrès sur soi et de l’éducation physique

De manière assez logique, le progrès qui se diffuse dans tous les domaines extérieurs à l’homme, va aussi porter sur l’homme lui-même.

Ainsi, l’idée d’amélioration de soi par l’éducation s’impose petit à petit.
Rousseau introduit d’abord l’idée que l’homme est constitué par sa nature mais aussi par son éducation.
L’éducation dite intellectuelle va ensuite progressivement devenir un enjeu majeur pour développer les individus, pour les rendre meilleurs.

Parallèlement à l’essor de l’éducation intellectuelle, l’éducation physique, médicale et corporelle va se développer.
Le corps devient un nouveau terrain de perfectibilité qu’il convient d’améliorer par l’éducation physique, de la même manière que l’esprit est amélioré par l’éducation intellectuelle.
On assiste même rapidement à une démocratisation de l’éducation physique pour répandre ses bienfaits.

Ainsi, le monde entre dans une nouvelle ère de liberté où l’éducation physique et intellectuelle est désormais considérée comme une source de progrès et d’ascension sociale.

 

Une période de doutes quant aux bienfaits du progrès

Alors que la course au progrès dans tous les domaines semble totalement lancer, le monde va commencer à s’interroger sur les bienfaits du progrès au cours du 19e siècle.

Le monde est animé par une recherche d’épanouissement des individus et des doutes commencent à naître quant à la relation entre progrès et épanouissement.
Evidemment, le progrès est globalement perçu comme source d’épanouissement.
Mais des inquiétudes comment à porter sur la perspective de progrès illimités pouvant entraîner une insatisfaction permanente et des dérives.

Dans le domaine du sport, le monde devient un peu tiraillé entre une recherche de progrès, de performance ; et une recherche d’équilibre et de santé.
La recherche de compromis est difficile, et des efforts poussés mais pas excessifs sont recommandés.

 

Le 20e siècle glorifie la recherche de progrès

Malgré les interrogations et les doutes, c’est bien la recherche de progrès et de perfectionnement qui s’impose progressivement et va s’intensifier tout au long du 20e siècle.

L’homme considère progressivement que le progrès est un élément de son identité.
Cette vision est soutenue par l’idée que l’homme a progressé tout au long de son histoire et que ce progrès n’a pas de limites.
L’enjeu est désormais de conduire le progrès pour assurer, accélérer et orienter les progrès humains.

Ainsi, des outils de mesure vont émerger pour mesurer les performances et les progrès dans divers domaines.
On assiste alors à l’essor des statistiques, de la démographie, de l’économie, de la sociologie, de la criminologie.
Ces sciences humaines appuyées par des mesures vont provoquer l’apparition de normes et la création du concept d’homme moyen.
Ces normes deviennent des repères sources de jugements.
L’admiration pour les hommes bien meilleurs que la moyenne se développe tout autant stigmatisation et le rejet des écarts en dessous de la moyenne.
La recherche de progrès s’intensifie, avec cette volonté de faire progresser les moyennes, de perfectionner l’espèce humaine.
Cette approche est renforcée par le darwinisme qui appuie l’idée d’un progrès historique nécessaire à la survie humaine.
On assiste donc à un véritable essor de l’idéal évolutionniste visant une amélioration de l’humain.

Cette volonté se traduit par un essor de la hiérarchisation et de l’élitisme, afin de créer une émulation dans la société.

Au travail, une course à la productivité se met en place.
Les études se multiplient pour mesurer la productivité des stratégies, des comportements, et des gestes via l’usage du chronomètre. Le temps devient un instrument de mesure central pour hiérarchiser les stratégies en termes de productivité.

Le monde entre donc dans une recherche intense d’efficacité, de progrès, d’optimisation de la productivité.

 

L’essor de l’éducation physique mécanique

Le sport va aussi être touché par cette recherche de progrès et de productivité.
Ainsi, au début du 20e siècle, l’éducation physique s’institutionnalise en France, afin de renforcer et de répandre sa pratique.

Le but est hygiénique. Il s’agit d’améliorer la condition physique (les corps), tout autant que l’efficacité physique (les gestes) des jeunes de la nation, à des fins médicales, sociales, militaires et politiques.
L’éducation physique vise alors l’efficacité mécanique (obtenir le meilleur résultat avec le minimum de dépense énergétique et de fatigue), d’avantage que la performance.

Cette recherche d’efficacité mécanique se traduit par une influence militaire dans l’éducation physique mise en place à cette époque.

Malgré tout, l’éducation physique va vite être marquée par une diversité et des conflits entre les différentes gymnastiques qui y sont rattachées.

 

L’essor de la santé comme enjeu clé

Dans cette course générale au progrès et à la productivité, la santé va aussi devenir un enjeu clé.

La médecine connait un développement sans précédent avec une multiplication des études et expériences médicales étudiant les effets d’éléments et d’actions sur les corps et la santé.
Les connaissances médicales s’approfondissent encore d’avantage par la suite via une segmentation et une spécialisation de la médecine (physiologie, anatomie, pathologie, cardiologie, neurologie, chirurgie, pharmacologie, diététique, etc)
L’apport des nouvelles techniques de mesure dans la médecine participe aussi au développement des connaissances médicales.

Ainsi, à l’aide de ces connaissances médicales, un projet global de santé optimale se met en place, allant bien au-delà de la guérison et de la prévention des maladies.
Les hommes sont encouragés à cultiver leur corps en suivant des recommandations sur l’hygiène de vie (régime alimentaire, sommeil, règles de propreté, etc)
Cette évolution a des effets positifs sur l’espérance de vie et la santé.

Tout au long du 20eme siècle, cette tendance va se développer.
Et il ne s’agit plus seulement de cultiver son corps, mais aussi parfois de le modifier par l’apport de prothèses, greffes, implants… et peut-être un jour par des modifications génétique (avec des risques de dérives).

 

La percée de l’éducation physique visant la santé et l’épanouissement

Finalement, parallèlement au développement de la médecine et des préoccupations sanitaires, c’est l’éducation physique de Georges Hébert qui s’impose dans la première moitié du 20eme siècle en France.
Cette éducation physique vise un épanouissement global et une harmonie du corps en travaillant tous ses aspects dans une perspective d’utilisation quotidienne.
Elle rejoint en partie l’éducation physique mécanique mais se veut d’avantage centré sur le quotidien et l’épanouissement global du corps.
Les exercices sont ainsi moins spécifiques, plus variés ; et la liberté de mouvement est d’avantage encouragée.
Les efforts et les comportements hygiéniques doivent être réguliers, mais le dosage se veut équilibré.

Cette éducation physique rejette le sport de compétition et de spectacle considéré comme malsain car il spécialise et déséquilibre les corps, car il offre un spectacle considéré comme superficiel au détriment du bien-être et de l’efficacité au quotidien, car il dégrade aussi la morale (individualisme, cupidité, etc)

En 1933, cette éducation physique se structure encore d’avantage avec la création de l’Ecole Normal d’Education Physique (future ENSEPS) formant les professeurs d’EPS.

Malgré tout, dès cette époque, la frontière entre éducation physique et sport de compétition n’apparaît pas comme totalement étanche.
On observe parfois une recherche de performances exceptionnelles à travers l’éducation physique.

 

Le développement du sport de compétition dans l’ombre

Alors que l’éducation physique s’institutionnalise au 20e siècle en France, le sport de compétition va se développer discrètement à la marge.

En 1828, en Angleterre, Thomas Arnold développe une pédagogie basée sur la liberté, l’autonomie et la responsabilisation des étudiants.
Cette pédagogie s’incarne par la pratique de sports, tels que les jeux athlétiques, les courses, le cricket.
Le sport est alors considéré à la fois comme un jeu, une compétition, et une formation.
Il est vu comme un véritable outil d’éducation à visée pédagogique.
A travers le sport, les étudiants cultivent la gestion du temps, le courage, l’effort, le respect d’autrui, la sociabilité.
Cet apprentissage par le sport a aussi une visée sociale en visant l’acquisition d’une morale et de vertus collectives.
Ainsi, le rugby et le football finissent par arriver dans les écoles du monde entier.

On assiste même à l’institutionnalisation de la notion de compétition sportive avec mesures chiffrée.
Ce bouleversement marque la fin d’un rejet moral et culturel de la compétition institutionnalisée des corps.

Cette institutionnalisation des compétitions sportives va favoriser l’essor de l’idée de dépassement de soi et de l’humanité.
Les hommes rejettent alors les limites et partent à la conquête des records, dans une perspective d’améliorations constantes des performances sportives. On parle alors d’évolutionnisme sportif.

Le sport de compétition devient aussi de plus en plus médiatisé avec le développement de grandes compétitions.
Les Jeux Olympiques sont refondés par Coubertin et les Jeux Olympiques d’Athènes en 1896 marquent le retour des Jeux après 1503 années d’arrêt (derniers Jeux en 393).
Les Jeux Olympiques de Paris en 1924 sont considérés comme le premier succès sportif, populaire et médiatique.
Par la suite, le nombre d’épreuves et d’athlètes ne cesse de se multiplier, et les installations ne cessent de se sophistiquer.

 

La rivalité naissante entre éducation physique et sport de compétition

L’éducation physique est progressivement rattrapée par le sport, par la recherche de performance et de dépassement de soi.
Cette dualité est même institutionnalisée avec la mise en place de l’Education Physique et Sportive Scolaire.

Le sport est notamment valorisé par l’éducation morale associée, par l’idée de performance compatible avec l’école et l’entreprise.

Cela dit, le sport reste considéré comme en contradiction avec l’éducation physique.
En effet, même si le clivage est un peu simpliste, l’éducation physique vise l’entrainement complet, l’équilibre, l’harmonie, l’épanouissement ; alors que le sport vise la spécialisation, le déséquilibre, la performance, le dépassement de soi.

Ces objectifs apparaissent très vite contradictoires, difficilement conciliables, et sources de nombreuses tensions dans l’éducation, le sport, et la société tout entière.

 

Le sport déchiré entre épanouissement et dépassement de soi

Progressivement, le sport devient une véritable société dans la société, avec sa dimension politique, culturelle, sociale, économique, juridique.
Par conséquent, l’évolution du sport semble souvent étroitement liée à l’évolution de la société.

Mais avec sa puissance médiatique, le sport est souvent considéré comme une image grossie de notre société.
Ainsi, lorsque la tension entre épanouissement et dépassement de soi se développe de manière transversale dans la société au cours du 20e siècle, c’est dans le sport que cette tension va être exacerbée.

Dans le prolongement de la tension entre éducation physique et sport de compétition, on assiste donc au développement d’une tension entre 2 types de pratiques sportives, aux finalités différentes.

Il y a d’abord la pratique sportive visant la santé, le bien-être, l’épanouissement.
Elle s’appuie sur un équilibre, un dosage de l’effort, des efforts mesurés en fonction de l’individu, du moment, et du lieu.
Généralement, il s’agit de 3-4 heures d’activité physique hebdomadaire.
Le travail est complet et équilibré.
Et l’activité physique prend place tout au long de la vie.

L’autre type de pratique sportive vise la performance maximale, le dépassement de soi.
Elle s’appuie sur un déséquilibre, des efforts très intenses, des efforts fréquents
Le travail est spécialisé et déséquilibré.
Et l’activité physique s’arrête quasiment à la retraite sportive.

Il y a donc une contradiction et une tension entre la recherche d’une santé optimale et la recherche de performances maximales à travers le sport.

Pour rendre compte de la pluralité des pratiques sportives, de nombreuses appellations ont fleuri dans la deuxième moitié du 20e siècle.

« Sport de masse », « sport santé », « sport détente », « sport loisir », « sport fun »  s’inscrivent avant tout dans une recherche de santé et de loisirs.
La dimension compétitive est généralement faible ; et la recherche de performance et de dépassement de soi n’est pas la priorité.

Au contraire, « sport de haut niveau », « sport de compétition », « sport de spectacle » s’inscrivent avant tout dans une recherche de performance et de dépassement de soi.
La dimension compétitive généralement très forte et implique un don, du talent, du professionnalisme, un absolu don de soi, une résistance à la pression, une résistance à l’entrainement, une résistance à la douleur, une résistance à la blessure, une résistance aux échecs, et la gloire.
La santé et le côté loisir ne sont cette fois-ci pas les priorités.

Ainsi, le sport de haut niveau et les autres formes moins compétitives de sport se différencient par l’idée de progrès permanent, par l’idée de dépassement de soi et des adversaires.

Malgré tout, la frontière peut parfois être plus floue.
Le désir de progresser, le dépassement de soi, et la compétition sont aussi souvent présents dans le sport de masse.
On peut même se demander si le sport est possible en recherchant juste un équilibre, sans envie de faire mieux et de se dépasser.
Cela apparaît assez difficile, car la tentation de faire mieux est très humaine.
On observe donc une ambivalence dans de nombreuses pratiques associées au sport de masse.

 

La croissance du dépassement de soi dans le sport et dans la société

Dans la deuxième moitié du 20e siècle, le sport de haut niveau devient progressivement une icône de l’idée de progrès et de dépassement de soi.

Le sport gagne en popularité, et devient une source considérable d’histoires et d’admiration.
Les sportifs sont glorifiés et objets d’une idéalisation sociale.
La pression s’accroît avec la montée des enjeux financiers.
Les candidats sont de plus en plus nombreux et la sélection est de plus en plus forte.
Tout ceci participe à un emballement de la recherche de performance et de dépassement de soi.
Cette recherche de performance exacerbée se traduit par une progression permanente des performances et une accumulation de records.

Cela dit, même dans le sport de haut niveau, les acteurs ont conscience du déséquilibre et de la tension avec la santé.
Ainsi, on observe malgré tout une légère ambivalence dans la pratique du sport de haut niveau qui ne peut se permettre de délaisser totalement la santé.
Mais, dans ce contexte, la santé physique et mentale est surtout considérée comme un moyen de performer, et non comme une fin.
La médecine sportive cherche donc sans cesse à trouver un équilibre fragile entre recherche de santé sur la durée et recherche de performances à court terme.

La recherche de performance et de dépassement de soi n’a donc cessé de se développer dans le sport de haut niveau.
Ces notions sont au cœur du sport de haut niveau, elles en constituent les valeurs, la finalité, l’essence.

De même, cette recherche de performance s’est aussi progressivement développée dans les autres domaines de la société, et notamment à l’école et dans l’entreprise où la compétition s’est renforcée.
Cette recherche de performance est alimentée par un désir croissant de sortir de l’ordinaire, par un attrait pour la visibilité et la célébrité.
Cette culture du sans limite, du progrès, et du dépassement de soi se traduit notamment par l’évolution du regard porté sur la santé.
La santé est progressivement devenu un impératif et un argument marketing, mais souvent dans un but de performance.
Ce phénomène s’observe notamment dans l’industrie alimentaire, où la santé est devenue un argument marketing de plus en plus puissant.

 

Les problèmes de santé liés au dépassement de soi dans le sport

La recherche de performance et de dépassement de soi dans le sport peut occasionner des problèmes importants, notamment sur le plan physique et psychologique.

Tout d’abord, le sport à haute intensité et haute fréquence est source de nombreux et importants problèmes de santé physique.

Si l’on considère les cas extrêmes, de nombreux dommages corporels peuvent être provoqués par le dopage, les grosses blessures, les accidents parfois mortels…

Mais, sans aller dans ces extrêmes, la pratique du sport de haut niveau est à l’origine de nombreux problèmes de santé physique.

De manière générale, le sport de haut niveau a tendance à provoquer des déséquilibres hormonaux et des symptômes d’usure au niveau articulaire et cardiaque.

De manière plus spécifique :
– Les gymnastes, cyclistes, coureuses de fond, et danseuses ont tendance à être touchée par l’aménorrhée (absence de règles).
– Les gymnastes finissent très souvent avec une physiologie et morphologie durablement transformés.
– Les athlètes finissent généralement par avoir des tendons et des articulations fragilisés.
– Les footballeurs souffrent généralement de polytraumatismes des membres inférieurs.
– Les judokas sont fréquemment victimes d’ostéochondrose vertébrale (altérations des plaques cartilagineuses vertébrales)
– Les cavaliers souffrent bien souvent de fissures vertébrales.
– Les volleyeurs ont tendance à être confrontés à une discopathie.
– Les tennismen souffrent généralement de pathologies à la hanche et aux épaules.

Les enfants sont particulièrement vulnérables aux problèmes de santé liés au sport intense, et doivent donc être l’objet d’une vigilance particulière.
Il est ainsi nécessaire d’adapter l’intensité et la fréquence de l’entrainement aux capacités physiologiques et physiques des enfants.

Un autre problème du sport de haut niveau lié à la santé est l’arrêt très fréquent du sport à la retraite sportive, par saturation physique et psychologique.
Or, arrêter toute pratique sportive vers 40 ans a un impact négatif sur la santé.

Sur le plan psychologique, le sport de haut niveau comporte des risques assez importants.

Tout d’abord, la pratique du sport de haut niveau implique généralement un enchaînement d’états psychologiques particuliers avec une production élevée d’hormones (dopamine, endorphine, etc)
Il n’est donc pas rare d’observer chez les sportifs une sensation de manque lorsqu’ils se trouvent dans un état psychologique « normal ».
Ces situations douloureuses peuvent provoquer des addictions (à l’alcool, à des drogues dures, etc) pour combler le manque et retrouver un état particulier.

D’autres problèmes psychologiques sont liés à la dureté et la pression liées au sport de haut niveau.
Ce contexte difficile peut entrainer des dépressions, des addictions, des suicides.
Ces situations ne sont pas forcément très connues car elles sont assez peu extériorisées et médiatisées.

La retraite sportive peut aussi être un moment très compliquée pour les sportifs sur le plan psychologique.
Il est assez fréquent que les sportifs souffrent d’une dépression liée aux troubles de l’identité post-carrière.
En effet, par le dépassement de soi et une carrière réussie, les sportifs recherchent une identité particulière et durable.
Mais, lors de la retraite sportive, cette identité se trouve souvent fragilisée et de nombreux sportifs vivent très mal cette situation, avec un risque important de dépression.

 

L’essor du dopage dans le sport et la société

Dans la dernière partie du livre, l’auteur s’intéresse particulièrement au phénomène du dopage lié à la recherche de performance et de dépassement de soi.

Il faut d’abord avoir conscience que le dopage est un phénomène ancien.
Ainsi, l’éphédra était utilisée en Asie ; la coca, le maté et le guarana étaient utilisés en Amérique du Sud ; la noix de cola, le khat et la racine d’iboga étaient utilisés en Afrique ; la mandragore, la noix vomique et le café étaient utilisés en Europe.

Il est même assez étonnant de constater que dans les années 50,  le maxiton et l’actiphos (amphétamines en comprimés) étaient en vente libre dans les pharmacies, et souvent utilisés par les étudiants.

Mais, ce n’est qu’à partir de 1970 que le dopage a commencé à se généraliser dans le sport.
Le dopage s’est notamment généralisé en RDA.
Dans le cyclisme, les affaires se sont multipliées.
Selon Newsweek, 50% des sportifs étaient dopés lors des JO d’Atlanta en 1996.
Et, en 2000, plusieurs études estimaient qu’aux USA et en Europe, les produits dopants étaient utilisés par environ 20% des sportifs professionnels, 10% des sportifs amateurs, et 3% des enfants.

Le succès du dopage s’explique par le fait que sa valeur pour la réussite sportive est souvent considérée comme supérieure aux risques pour la santé.
Les risques pour la santé sont souvent minimisés car les sportifs sont souvent animés par un sentiment de jeunesse et d’invulnérabilité.
Et, même lorsque les risques pour la santé sont perçus, la recherche de gloire est souvent valorisée avant la recherche d’une vie longue.
Cette perception est aussi souvent influencée par l’entourage.
Enfin, le dopage se nourrit du flou entre la médecine et le dopage, dans un univers où l’on ne parle pas de médecine de la santé mais où l’on parle de médecine de la performance.

Malgré tout, en 1998, l’affaire festina va provoquer une médiatisation et une judiciarisation du dopage.
Il y a alors une prise de conscience du problème, et cela marque le début de la lutte antidopage.

La lutte antidopage repose sur 2 valeurs essentielles : la santé et l’équité.

Cela dit, comme nous l’avons vu, la santé est déjà altérée par le sport.
L’interdiction du dopage se pose donc en limite plus qu’en principe pro-santé.
De plus, des biotechnologies (prothèses, etc) ou manipulations génétiques peuvent ne pas être nocives pour la santé tout en étant interdites.
C’est là qu’intervient l’autre valeur s’opposant au dopage, celle d’équité.

Le sport est en effet très codifié pour préserver l’équité, la justice, la concurrence loyale, le mérite et le suspense qui font l’intérêt et la popularité du sport.
Le sport est à ce titre plus codifié que les autres secteurs où l’on considère beaucoup les résultats mais moins la légitimité des moyens.
Néanmoins, il y a une différence assez nette entre codification d’un côté, et naturel et équité parfaite de l’autre.
En effet, si des règles posent des limites à l’usage d’artifices, ces artifices (matériel, produits, techniques, technologies) font partie du sport et même s’ils peuvent fragiliser l’équité, il n’est pas envisageable de les interdire et de défendre un « état naturel » fictif.
Le problème avec les limites et les règles, au-delà des éventuelles inégalités entre participants (matériel différent, etc), c’est qu’il est souvent possible de jouer avec elles.
Certes, la règlementation est généralement adaptée lorsqu’on constate des astuces déplacées, mais les innovations précèdent souvent la règlementation.
Ainsi, le dopage innovant peut jouer avec les règles, être légal pendant un certain temps, et fragiliser l’équité.
Mais malgré ce potentiel problème d’équité non résolu par l’interdiction du dopage, la légalisation du dopage fragiliserait encore bien d’avantage l’équité.
En effet,  si le dopage était légalisé, il y aurait des sportifs dopés et d’autre pas, les doses utilisées par les sportifs seraient différentes, les effets sur les sportifs seraient aussi différents, les moyens économiques pour se doper seraient également différents, etc.
Bref, sans interdiction du dopage, l’équité serait beaucoup plus menacée.
L’interdiction du dopage est donc une limite nécessaire pour préserver l’équité, mais il s’agit d’une limite arbitraire (produits dopants à définir), incomplète, franchissable.

Mais déjà, il faut que cette interdiction du dopage soit respectée.
Or, la lutte antidopage est d’abord limitée par sa timidité car les forces politiques, économiques et sportives sont bien souvent corporatistes.
On observe donc des disparités dans les règles et le contrôle entre les différentes fédérations et les différents pays.
De plus, la lutte antidopage est aussi limitée par la capacité qu’ont les acteurs à la contrecarrer, via une gestion du timing, des produits masquants, et l’absence de suivi personnalisé des équilibres biologiques.

 

Le sport est donc particulièrement marqué par le dopage, mais l’essor du dopage va bien au-delà du sport.
C’est la société tout entière qui est marquée par le dopage.
On peut notamment citer l’usage de drogues chez les artistes, et de médicaments violents (tranquillisants,  psychostimulants, etc) chez les étudiants et travailleurs.
Les frontières sont de plus en plus brouillées entre alimentation enrichie, médicaments, dopage, et drogues. On assiste à une minimisation et une banalisation des usages.
Ce phénomène est renforcé par un marketing agressif prônant l’usage de produits divers pour améliorer ses performances physiques et psychologiques.
Ainsi, on observe une multiplication de « drogués légaux » vus positivement car contrairement aux drogués classiques, ils sont en recherche de performance et intégration.

Ce phénomène cause évidemment des problèmes de dépendance et de santé supplémentaires sur la durée.

 

Conclusion

Dépendante du contexte historique, géographique, politique, culturel, social, et économique; la culture de la performance maximale et du dépassement de soi est donc à l’origine de problèmes de consommation et de santé qu’il ne faut pas négliger.

Le sport apparaît comme un refuge sur lequel sont projetés les idéaux de performance, de santé et d’équité.
Mais les drames humains et les scandales de dopage dans le sport ne sont que le reflet de drames humains et du dopage généralisé dans la société, sur lesquels il convient de s’interroger.

En conclusion, l’émulation et les progrès peuvent être bénéfiques et sont humains.
Mais, pour protéger l’humanité et l’épanouissement des individus, une réflexion éthique est nécessaire et doit encadrer cette recherche de progrès. 

 

Idées clés et applications du livre

Voir les idées clés et applications du livre

 

Idées clés Application des idées
Le sport a d’abord existé principalement sous forme d’éducation physique optimisant la santé, puis sous forme de sport de compétition négligeant la santé Déterminer sa vision du sport et l’équilibre visé
(entre santé et performance)
Déterminer un programme d’éducation physique et d’entraînement sportif en fonction de sa vision du sport et de l’équilibre visé
Le sport à haute intensité est source de problèmes de santé physique Etre particulièrement vigilant avec les enfants lancés dans une pratique sportive intense
Poser des limites pour éviter les grosses blessures
et les troubles physiques importants à un âge précoce
Prendre conscience du sacrifice sur sa santé avant de se lancer dans une carrière sportive professionnelle
S’entourer d’un staff médical compétent sachant trouver un bon équilibre entre exigences de performance à court terme et santé à moyen et long terme
(capacité à limiter les blessures et les troubles physiques)
Ecouter son corps
Apprendre à évaluer ses douleurs et leur gravité
Réduire la pratique sportive lorsque les signaux d’alerte sont importants
Prendre conscience que l’effet de saturation à la retraite sportive est normal
Maintenir malgré tout une activité physique minimale régulière pour des raisons de santé
Le sport à haute intensité peut être source de problèmes de santé mentale Prendre conscience que le passage d’états émotionnels exceptionnels à des états « normaux » peut créer une sensation de manque
Ne pas hésiter à consulter un psychologue professionnel
en cas d’addiction à des produits dangereux pour combler le manque
S’entourer de psychologues du sport et préparateurs mentaux compétents pour affronter les difficultés et la pression liées au sport de haut niveau
Préparer assez tôt sa reconversion pour éviter les fréquents troubles de l’identité et dépressions liés à la retraite sportive
De nombreux produits, légaux ou pas, ont des effets positifs sur les perfs à court terme mais des effets très négatifs sur la santé à moyen et long terme Se renseigner rigoureusement sur la légalité des produits consommés, mais aussi sur leurs éventuels effets secondaires, avant de les consommer
S’entourer d’un staff médical compétent, pour être bien conseillé sur les produits alimentaires et médicaux

 

Pour vraiment t’imprégner du livre :

Acheter “S’accomplir ou se dépasser : Essai sur le sport contemporain”

 

Pour compléter tes connaissances sur le sujet :

Lire le résumé du livre “Le sport a-t-il un sens ?”

Voir le documentaire “Le sport de haut niveau nuit-il à la santé ?”

 

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